La gare de Houilles a été ouverte en 1843 et fermée quelques mois
plus tard (en1847) pour manque de rentabilité. La ville demande sa réouverture en 1861 et
n'obtient satisfaction qu'en 1866.

Passerelle couverte
Passerelle située au niveau du souterrain actuel.
Le tram stationne près de la gare
La descente de la passerelle rue M. Berteaux.
Carte écrite en 1906: pas de passerelle
Train à double étage.
Sur cette carte écrite en 1902, le correspondant indique la direction d'Hanoï
Le train à grande vitesse et le ballon dirigeable
A l'époque il y avait une gare de marchandises.
(agrandissement de la carte de gauche)
Gare de Houilles Carrières Saint Denis
Place de la Gare
La fête devant la gare.

voir avenue
C. de Gaulle
La gare de ceinture.
(Houilles Sartrouville)
La gare était située bd H. Barbusse à la limite de Sartrouville. Le passage
à niveau a fait place à un pont.
Personnel vers 1914
La gare militaire de la Vaudoire
L'accident en gare de Houilles
Samedi soir, 7h25 le train 264 BB venant de Mantes a perdu une partie de son
attelage. Le conducteur arrête sa machine ; celle-ci est percutée par les
wagons en perdition. Le train Paris Mantes 215 est parti de 7h6 de St
Lazare; il est bondé et heurte le train arrêté,... Il y a 40 morts. Le
président de la république, Alexandre Millerand et le ministre des transports
se rendent sur place.
Extraits de " Le patriote illustré" de Bruxelles, revue hebdomadaire.
GRAVES ACCIDENTS DE CHEMIN DE FER
Deux accidents de chemin de fer, dont l'un fut une catastrophe, se sont produits à vingt-quatre heures d'intervalle, aux portes de Paris, sur le réseau de l'Etat.
Le samedi 9 octobre, vers 7 heures du soir, un train de marchandises, lourdement chargé de houille et de métaux, quittait Maisons-Laffitte, se dirigeant vers Paris. En cours de route, l'attelage se rompait au septième wagon, et la plus grande partie du train, ainsi libérée, roulant sur une voie déclive, suivait à faible distance la tête du convoi. L'incident fut assez vite signalé à la gare de Houilles, mais, avant qu'on ait eu le temps d'aiguiller le train sur une voie de garage, celui-ci était rejoint par la rame folle, qui avait acquis une vitesse considérable; plusieurs wagons déraillaient, se jetant sur le ballast, écrasant une cabine d'aiguilleur et barrant la voie adjacente. A ce moment arrivait de Paris un train de voyageurs, marchant à la vitesse normale de 50 kilomètres et qui ne devait pas s'arrêter à Houilles. Les agents de la gare et les voyageurs attendant sur le quai se précipitèrent à sa rencontre, faisant des signaux d'arrêt. Le mécanicien actionna ses freins, dont l'effet ne put s'exercer que sur les premières voitures. Celles-ci, à la suite de la machine, escaladèrent les wagons renversés et formèrent un nouveau bloc de résistance où vinrent s'écraser les voitures suivantes.
A l'heure où nous écrivons, on compte plus de 40 morts et tous les blessés ne sont pas hors de danger.
Le lendemain, à 2 h. 30 le train Paris-Argenteuil prenait en écharpe le train Argenteuil-Paris qui venait de quitter la gare d'Asnières et n'avait pas encore pris de vitesse. Trois wagons cependant furent broyés, deux autres fortement endommagés. Cet accident, qui aurait pu être beaucoup plus grave, a fait une quarantaine de victimes, dont un mort.
Le mécanicien a reconnu avoir franchi les deux disques annonciateurs, - comme il a le droit de le faire, à condition de se rendre maître de sa vitesse. Pour se justifier d'avoir dépassé le carré d'arrêt absolu, il ajoute que ses freins n'ont pas fonctionné. L'enquête n'a pas encore éclairci ce dernier point. La chose est possible. On sait que le frein du type Westinghouse est constitué par des sabots qu'une canalisation (l'air comprimé maintient écartés des roues. Pour arrêter son convoi, le mécanicien ouvre un robinet d'échappement; l'air comprimé ne pesant plus sur le ressort qui maintient les sabots, ceux-ci viennent bloquer les roues. Si, eu cours de route, une fuite se produit, le bloquage se fait automatiquement ; mais on n'a pas encore trouvé ou tout au moins appliqué de dispositif efficace pour remédier au non-fonctionnement du système quand e mécanicien veut lâcher l'air comprimé. Cet agent est, d'ailleurs, tenu d'essuyer ses freins avant de quitter la gare où le train est formé.
Quoi qu'il en soit, ce dernier accident est dû, avant tout, au croisement de voies. Il est regrettable de constater qu'en un point aussi fréquenté qu'Asnières, où passent mille ou douze cents trains par jour, l'Etat conserve un croisement à niveau, alors qu'il
a, avec raison, exigé des Compagnies la suppression de tous les passages de ce genre.
Cartes hebdomadaires